À partir de St-Dominique, la rue Mont-Royal devient en pente légère jusqu'à Henri Julien. Souvent, j'ai eut l'occasion de me rendre en haut de la montagne en vélo. Évidemment, avec de la musique dans mes oreilles (des trucs plus hadcore style Zeke, 100 Demons ou Hatebreed, question de pas "chocké" à mi-chemin), sans vélo-casque et le plus vite possible. Rendu en bas sur Mont-Royal, cet endroit était en quelque sorte la suite de la descente, le "revival" du speed, la régularisation de mon rythme cardiaque, alouette. Je me souviens qu'à chaque fois que j'ai fais cette descente, j'ai eut une pensée pour le gérant d'un band connu à Montréal. Il était mort sur la côte Camilien Houde dans un élan de témérité. Même combat. Je ne le connaissais pas perso mais je me demande bien ce que je cherchais là dedans.
Entre St-Dominique et St-Denis... J'ai facilement quelques souvenirs qui me viennent. Le magasin de perruques et de déguisements au coin Hotel-de-Ville. Le bar billard miteux et louche l'autre bord de la rue. En billet et du coté ouest de la rue, il y a cette place de figurines de BD. Il y a de tout pour les amateurs du genre. J'aurais tellement voulus tripper sur la BD. Mais non, dommage. Il y a eut le Pick Up aussi. C'était un magasin assez puriste de musique garage à essence 60's où je suis allé plus que souvent. J'étais puriste. Il y a bien sur les friperies, les dépanneurs poches et la Binerie si populaire. Bizarrement, je n'ai jamais mis les pieds dans cette dernière. On dirait que je m'en fous. Il y a le Billy Kun, qui sans équivoque, n'a jamais été un de mes endroits préférés. Je me souviens que lorsque je faisais de l'affichage pour la promotion des évènements que j'organisais, il y avait un mur assez imposant là où il y a maintenant la Boite Noire. Parlant d'affichage, la rue Mont-Royal était ma préférée à "vandaliser". Je sais pas pourquoi. Peut-être parce que je trouvais que c'était elle qui le méritait le plus.
Le coin Mont-Royal et St-Denis, le coin de tout... Il y a une panoplie de souvenirs relatifs à ce coin de rue. Vraiment. Les bouffes à 5h le matin au Rapido. Les bagarres au Diable Vert. Les shows à l'Esco ou au Quai des Brumes. Les nombreux piétons et cyclistes que j'ai vus se faire frapper. Le gros club Vidéotron l'aid coin nord-est. La pizza Madonna qui a un jour passé au feu. Le Bistro de Paris froid que j'ai jamais compris. Le gros graffiti de Jenifer Aubry.com en face de l'esco. La Rockette anciennement le Big Cheese. Tous les souvenirs relatifs à ce secteur de la ville sont beaucoup trop nombreux. Quand je pense à ça, je me dis deux choses :
1. Que je me compte bien chanceux d'avoir vécus tous ces évènements avec les gens qui m'étaient proches à ces différentes périodes. Si c'était à recommencer au même age, je referais le tout de la même façon. Peut-être avec un peu moins d'innocence et de candeur.
2. Que les souvenirs que je retiens de ce secteur sont surtout reliés à l'étourdissement, la débauche et la destruction. Ceux qui s'ajouteront à ma mémoire dans les années à venir seront plutôt reliés à la stabilité, le partage des connaissances et à la construction. Ca fait du bien. Ca devient plus venteux et ensoleillé contrairement à pluvieux et froid.
On dirait que ça m'enlève un poids...
*Écrit sur Dancing in a Minefield de Plushgun*